Maladie de Basedow oculaire : symptômes et avancées thérapeutiques

Maladie de Basedow oculaire : symptômes et avancées thérapeutiques

La maladie de Basedow oculaire, aussi appelée maladie orbitaire de Graves ou TED (Thyroid Eye Disease), n’est pas une simple irritation des yeux. C’est une maladie auto-immune sérieuse qui attaque les tissus derrière les yeux, provoquant gonflement, douleur, et parfois une perte de vision. Beaucoup pensent que c’est juste une conséquence du hyperthyroïdisme, mais c’est bien plus que ça : c’est une maladie à part entière, avec ses propres phases, ses propres symptômes, et ses propres traitements. Et les choses ont changé radicalement depuis 2020.

Comment ça marche ? Le corps qui attaque ses propres yeux

Le système immunitaire, conçu pour protéger l’organisme, se trompe. Il produit des anticorps qui ne ciblent pas seulement la glande thyroïde, mais aussi les tissus situés derrière les yeux. Ces anticorps se lient à des récepteurs appelés TSHR, présents dans les muscles oculaires et le tissu graisseux orbital. C’est comme si une clé (l’anticorps) était insérée dans une serrure (le récepteur) où elle n’a rien à faire - et ça déclenche une inflammation en cascade.

Environ 90 % des cas surviennent chez des personnes atteintes de la maladie de Graves (hyperthyroïdie auto-immune). Mais ce n’est pas une règle absolue : 5 à 10 % des patients ont une thyroïde normale ou même sous-active. Ce qui compte, c’est la présence de ces anticorps. Et ce n’est pas une question de gravité de la thyroïde : même une hyperthyroïdie légère peut entraîner une maladie orbitaire sévère.

Les symptômes : ce que vous ressentez vraiment

Les signes ne se cachent pas. Ils sont visibles, parfois douloureux, et très perturbants.

  • Proptose (yeux qui sortent) : c’est le symptôme le plus connu. Les yeux semblent « en avant », comme s’ils étaient poussés hors de leur orbite. Cela peut être si marqué qu’on ne peut plus fermer complètement les paupières.
  • Retrait des paupières : les paupières supérieures se soulèvent anormalement, donnant un regard écarquillé, « effrayé » ou fatigué en permanence.
  • Brûlures, larmoiement, sensation de sable : 78 % des patients décrivent cette gêne constante. Ce n’est pas une allergie - c’est une inflammation de la surface oculaire.
  • Double vision (diplopie) : environ la moitié des cas modérés à sévères voient double, surtout en regardant vers le haut ou le bas. Cela rend la lecture, la conduite ou même la descente d’escaliers risquée.
  • Douleur derrière les yeux : surtout lors des mouvements oculaires. Beaucoup confondent ça avec un mal de tête ou un sinus bloqué.
  • Sensibilité à la lumière : 60 % des patients doivent porter des lunettes de soleil même à l’intérieur.

Et puis il y a les complications graves : la compression du nerf optique. Dans 5 % des cas, l’œdème écrase le nerf qui relie l’œil au cerveau. La première alerte ? Une perte de la vision des couleurs. Si on ne traite pas, la cécité peut être permanente. C’est une urgence médicale.

Diagnostic : pourquoi il faut voir un spécialiste rapidement

Un médecin généraliste a seulement 32 % de chances de reconnaître cette maladie au premier regard. Il pense souvent à une conjonctivite, une sinusite ou une fatigue oculaire. Et c’est là que les patients perdent des mois - parfois plus d’un an - avant d’obtenir un bon diagnostic.

Le diagnostic repose sur trois piliers :

  1. Tests thyroïdiens : TSH, T4 libre, T3 libre. Mais aussi la mesure des anticorps anti-TSHR - leur niveau corrèle avec la sévérité de la maladie orbitaire chez 75 % des patients.
  2. Examen ophtalmologique complet : mesure de la proptose (avec un exophthalmomètre), évaluation de la mobilité oculaire, champ visuel, pression intraoculaire, et photographie de l’œil.
  3. Imagerie : une IRM ou un scanner orbitaire montre quel muscle est enflé. Le muscle droit médial est touché dans 90 % des cas, suivi par le muscle inférieur (75 %).

Un score appelé CAS (Clinical Activity Score) est utilisé pour déterminer si la maladie est encore active. Un score de 3 ou plus signifie qu’il y a encore inflammation - et que le traitement doit commencer maintenant, pas dans six mois.

Patient aux yeux saillants recevant une injection de Tepezza, une cigarette crânienne fuyant, décor médical absurde.

Le traitement : de la vitamine au médicament révolutionnaire

Avant 2020, les options étaient limitées : corticoïdes, chirurgie, ou rien. Aujourd’hui, tout a changé.

Pour les cas légers : la supplémentation en sélénium (100 mcg deux fois par jour) réduit de 35 % le risque de progression vers une forme modérée ou sévère. C’est simple, peu coûteux, et efficace - un vrai coup de pouce.

Pour les cas modérés à sévères en phase active : les corticoïdes intraveineux (methylprednisolone) sont encore utilisés. Mais ils ont des effets secondaires sérieux : 15 % des patients développent des lésions hépatiques, 25 % ont une glycémie élevée. Et ce n’est pas une solution durable.

En janvier 2020, la FDA a approuvé teprotumumab (Tepezza) - le premier traitement ciblé spécifiquement pour la TED. Ce médicament bloque un récepteur appelé IGF-1R, qui joue un rôle clé dans l’inflammation orbitaire. Les résultats sont spectaculaires :

  • 71 % des patients voient une réduction significative de la proptose (contre 20 % avec placebo)
  • 68 % retrouvent une vision normale, sans double vue (contre 29 % avec placebo)
  • 85 % des patients maintiennent ces améliorations jusqu’à 48 semaines après le traitement

Le traitement se fait en 8 perfusions, toutes les 3 semaines. Chaque perfusion coûte environ 5 500 $, soit 44 000 $ au total. C’est cher. Mais pour beaucoup, c’est la différence entre une vie normale et une vie avec des yeux qui sortent, une vision floue, et une peur constante de perdre la vue.

En juin 2023, l’Agence européenne des médicaments a approuvé Tepezza pour les adolescents à partir de 12 ans. C’est une avancée majeure : les enfants ne sont plus des cas rares, ils sont des patients à traiter.

La chirurgie : quand le médicament ne suffit pas

Après la phase active, quand l’inflammation s’arrête, les dégâts restent. C’est là que la chirurgie entre en jeu.

  • Décompression orbitaire : pour les cas avec compression du nerf optique ou proptose sévère. On retire une partie de l’os de l’orbite pour créer de la place. 65 % des interventions se font maintenant par voie endoscopique (par le nez), ce qui réduit les cicatrices et les risques.
  • Chirurgie des paupières : pour corriger le retrait. 75 à 85 % des patients retrouvent une apparence naturelle après l’intervention.
  • Chirurgie des muscles oculaires : pour corriger la double vision. Elle aide 30 à 40 % des patients, mais seulement si la maladie est inactive depuis au moins 6 mois.

Près de 20 % des patients ont besoin de plusieurs interventions, une après l’autre, pour régler tous les problèmes. Ce n’est pas une opération unique. C’est un parcours.

Chirurgie endoscopique dans l'orbite, un robot taille l'os tandis que les muscles crient, style cartoon décalé.

Les facteurs à ne jamais ignorer

Il y a un facteur qui change tout : le tabac. Fumer augmente le risque de développer la maladie orbitaire de Graves par 7,7 fois. Et chez ceux qui en sont déjà atteints, le tabac double le risque de forme sévère. Arrêter de fumer n’est pas une suggestion - c’est une obligation médicale. Sans ça, aucun traitement ne fonctionne bien.

Et puis il y a le temps. Les spécialistes s’accordent : la fenêtre d’opportunité est courte. Le traitement doit commencer dans les 12 mois suivant l’apparition des symptômes. Plus on attend, plus les tissus se cicatrisent, plus les chances de récupération diminuent.

La vie après le diagnostic

Les patients ne parlent pas seulement de leurs yeux. Ils parlent de leur vie.

63 % disent avoir honte de leur apparence. 52 % ne peuvent plus conduire la nuit à cause de la double vision. 74 % ont développé de l’anxiété ou de la dépression. Et 45 % ont subi une discrimination au travail.

Les témoignages sur les forums sont édifiants. Beaucoup disent que Tepezza leur a redonné leur vie : « J’ai pu reprendre le travail », « J’ai retrouvé ma confiance », « Je n’ai plus peur de regarder les gens dans les yeux. »

Mais d’autres racontent les difficultés d’accès : 35 % des demandes de remboursement de Tepezza sont refusées au départ. Les assurances ne comprennent pas encore cette maladie. Et dans les zones rurales, les spécialistes sont rares. La majorité des traitements se font dans les centres universitaires.

Que demain ?

Le marché de la TED va doubler d’ici 2028. De nouveaux traitements arrivent : des biosimilaires de Tepezza, des inhibiteurs de l’IL-6, et même des vaccins en phase préclinique pour empêcher la maladie de se développer chez les patients atteints de Graves.

La recherche a déjà fait un pas énorme. On ne parle plus de gérer les symptômes. On parle de prévenir la maladie. De transformer la TED d’une maladie chronique en une condition qu’on peut arrêter avant qu’elle ne commence.

Le message est clair : si vous avez une maladie de la thyroïde et que vos yeux changent - même légèrement - ne les ignorez pas. Consultez un endocrinologue et un ophtalmologiste spécialisé dans la TED. Le temps est votre allié. Et le traitement existe. Il est puissant. Il change des vies.

La maladie de Basedow oculaire est-elle la même chose que la maladie de Graves ?

Non. La maladie de Graves affecte la thyroïde et provoque une surproduction d’hormones. La maladie de Basedow oculaire (TED) est une complication auto-immune qui attaque les tissus derrière les yeux. Elle survient chez environ un tiers des personnes atteintes de Graves, mais peut aussi apparaître chez des patients avec une thyroïde normale ou sous-active.

Le Tepezza peut-il guérir complètement la maladie de Basedow oculaire ?

Le Tepezza ne guérit pas la maladie, mais il la modifie profondément. Il réduit de manière significative la proptose et la diplopie chez la majorité des patients, et les améliorations sont durables jusqu’à 48 semaines après le traitement. Pour beaucoup, c’est une rémission fonctionnelle et esthétique, mais la maladie reste sous-jacente. Le suivi reste essentiel.

Pourquoi les corticoïdes ne sont-ils plus la première option ?

Les corticoïdes sont efficaces, mais ils ont des effets secondaires graves : lésions hépatiques, diabète, troubles du sommeil, perte osseuse. Le Tepezza, lui, cible précisément la cause de l’inflammation sans affecter l’ensemble du système immunitaire. Il est plus sûr, plus efficace, et ses effets sont plus durables. Il est désormais recommandé en première ligne pour les formes modérées à sévères.

Fumer augmente-t-il vraiment le risque de TED ?

Oui, de façon dramatique. Fumer augmente le risque de développer la maladie de Basedow oculaire par 7,7 fois. Chez les patients déjà atteints, le tabac double le risque de forme sévère. Arrêter de fumer est la mesure la plus efficace pour empêcher la maladie de s’aggraver - même plus que les médicaments.

Comment savoir si ma maladie est encore active ?

Le score CAS (Clinical Activity Score) est utilisé pour le déterminer. Il évalue 7 signes : douleur oculaire, rougeur, gonflement, œdème des paupières, etc. Un score de 3 ou plus signifie que la maladie est active et qu’un traitement anti-inflammatoire est nécessaire. Un score inférieur à 3 indique que la maladie est inactive - et qu’il est temps de penser à la chirurgie corrective.

Est-ce que la TED peut disparaître sans traitement ?

La phase inflammatoire dure généralement 1 à 3 ans, puis elle s’arrête naturellement. Mais les dégâts - yeux saillants, paupières retraitées, double vision - ne disparaissent pas d’eux-mêmes. Sans traitement, ces symptômes deviennent permanents. Le traitement n’est pas pour faire disparaître l’inflammation, mais pour éviter les séquelles.

Quels sont les signes d’urgence qui demandent une consultation immédiate ?

Si vous avez une perte soudaine de la vision, une douleur oculaire intense, ou si vous ne voyez plus les couleurs (ex. : les rouges deviennent gris), c’est une urgence. Cela peut signifier une compression du nerf optique. Une perte de vision due à cela peut être permanente si elle n’est pas traitée dans les 48 heures.

12 Commentaires

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    Joanna Magloire

    janvier 6, 2026 AT 02:59

    Je viens de découvrir ce post et je suis touchée. Ma sœur a eu la TED il y a 2 ans, et Tepezza lui a redonné la vie. Elle pouvait plus fermer les yeux la nuit, maintenant elle fait du yoga et regarde les films sans lunettes de soleil. ❤️

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    Raphael paris

    janvier 7, 2026 AT 18:06

    Tepezza c’est du blabla pour riches. Les gens normaux se font traiter avec du sélénium et du repos.

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    Brittany Pierre

    janvier 8, 2026 AT 17:51

    OK MAIS ATTENDEZ. On parle de TEPTUZUMAB, un médicament qui bloque IGF-1R, un récepteur impliqué dans la signalisation de l’inflammation orbitaire via la voie PI3K/AKT/mTOR, et vous dites que c’est juste un « traitement coûteux » ?! C’est une avancée moléculaire de pointe, un biologique monoclonal ciblé qui modifie la trajectoire de la maladie, pas un anti-inflammatoire classique ! La FDA l’a approuvé en 2020 sur la base d’un essai de phase 3 randomisé, contrôlé, en double aveugle - et les résultats sont statistiquement significatifs avec un p-value < 0.001 ! Et vous, vous parlez de « prix » comme si c’était une baguette ?! C’est une question de survie visuelle, pas de budget !


    Et puis, le sélénium ? Oui, il aide pour les formes légères, mais il ne réduit PAS la proptose de 71 % ! Il réduit la progression de 35 %, c’est différent ! C’est un complément, pas une alternative ! On ne traite pas un cancer avec du miel !


    Et arrêtez de dire que « la maladie disparaît toute seule » - non, elle se stabilise, et les dégâts sont irréversibles ! Le nerf optique, c’est pas un muscle qui se repose ! Si vous avez une diplopie persistante ou une perte de perception des couleurs, c’est une URGENCIE, pas une « gêne esthétique » !


    Je suis orthoptiste, j’ai vu des patients perdre la vue parce qu’on les a laissés « attendre »… Je vous en supplie : ne minimisez pas. La TED n’est pas une « maladie de la thyroïde », c’est une maladie auto-immune oculaire distincte, avec des critères diagnostiques précis, des scores CAS, des imageries orbitaires… Et si vous avez un TSH normal mais des yeux qui sortent, C’EST QUAND MÊME DE LA TED !


    Arrêtez de croire que c’est « juste » du stress ou du manque de sommeil. Ce n’est pas une conjonctivite. Ce n’est pas une allergie. Ce n’est pas une « fatigue oculaire ». C’est une attaque du système immunitaire contre vos propres tissus orbitaires. Et c’est grave. Très grave.


    Je vous en prie. Parlez-en à un ophtalmologue spécialisé. Pas à Google. Pas à votre cousin qui a lu un article sur Facebook. Un spécialiste. Maintenant.

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    Jeanne Noël-Métayer

    janvier 10, 2026 AT 15:10

    Je suis endocrinologue et je confirme : le TSHR-Ab est le biomarqueur clé, pas la TSH. Beaucoup de patients ont une thyroïde « normale » mais des anticorps élevés - et pourtant, ils développent une TED sévère. Le diagnostic est souvent retardé parce que les généralistes croient que « si la thyroïde va bien, les yeux aussi ». Faux. Très faux. La TED peut précéder l’hyperthyroïdie de plusieurs mois. Et si vous ne mesurez pas les anticorps anti-TSHR, vous ratez 40 % des cas.


    Le score CAS est sous-utilisé. On le voit à peine en ville. Dans les CHU, on le fait à chaque consultation. Mais dans les cliniques privées ? On le saute. Et les patients paient le prix fort. C’est un système qui favorise la négligence.


    Et le tabac ? Oui, 7,7 fois plus de risque. Mais personne ne le dit clairement : si vous fumez et que vous avez une maladie de Graves, vous êtes un candidat à la cécité. Point. Arrêter de fumer n’est pas une « bonne idée ». C’est une obligation médicale. Comme prendre l’insuline pour un diabétique. Si vous ne le faites pas, vous êtes irresponsable.

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    fleur challis

    janvier 10, 2026 AT 18:58

    Tepezza ? Ah oui, le médicament que Big Pharma a sorti juste après que les assurances ont refusé 35 % des demandes… Et qui coûte 44 000 $, mais que les laboratoires ne veulent pas commercialiser en biosimilaire avant 2027. Et pendant ce temps, les patients meurent en silence. Qui a financé les essais cliniques ? Des fonds publics. Qui en profite ? Des actionnaires. C’est un scandale. Pas une avancée.


    Et puis, pourquoi on parle pas des études chinoises sur l’acupuncture pour réduire l’œdème orbitaire ? Parce que ça ne rapporte pas assez ?


    Et les corticoïdes ? Ah oui, ils causent des lésions hépatiques… Mais on ne parle jamais des lésions rénales causées par Tepezza dans les études à long terme… Parce qu’elles n’existent pas ? Ou parce qu’on les cache ?


    Je suis une survivante de TED. J’ai eu 8 perfusions. J’ai perdu 15 kg. J’ai eu des sueurs nocturnes. Et j’ai encore des douleurs. Tepezza n’est pas un miracle. C’est un traitement qui déplace les symptômes. Et on nous le vend comme une cure.


    La vérité ? On ne sait pas encore ce qu’il se passe après 5 ans. On n’a pas de données. Mais on nous fait croire que c’est la fin du monde…

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    Emily Elise

    janvier 11, 2026 AT 20:34

    Je suis une patiente de TED, j’ai eu Tepezza, et je vous dis une chose : si vous avez encore un doute, allez chez le spécialiste. Maintenant. Pas demain. Pas après les vacances. MAINTENANT. Parce que si vous attendez, vous allez regretter. Je ne peux plus regarder mes enfants sans pleurer. Je ne peux plus conduire. Je ne peux plus sourire sans me sentir monstrueuse. Tepezza ne m’a pas guérie, mais il m’a rendu la vie. Et si vous avez un souci avec le prix, demandez de l’aide. Il y a des fondations. Des associations. Des aides. Ne laissez pas la peur vous tuer. Vos yeux valent plus que votre argent.

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    Alain Sauvage

    janvier 13, 2026 AT 14:28

    Je suis médecin généraliste, et je dois dire que j’ai longtemps sous-estimé la TED. J’ai pensé que c’était une simple fatigue oculaire. J’ai envoyé des patients chez l’ophtalmo trop tard. Ce post m’a ouvert les yeux. Je vais maintenant systématiquement demander aux patients avec Graves : « Est-ce que vos yeux changent ? » et je vais mesurer les anticorps anti-TSHR dès le début. Merci pour ce post. C’est de l’éducation médicale à l’état pur.

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    Nicole Frie

    janvier 15, 2026 AT 03:55

    Ben voyons… encore un article qui fait peur pour vendre un traitement à 44 000 dollars. Et les gens tombent comme des mouches. Vous croyez vraiment que le corps humain ne peut pas se réparer tout seul ?

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    Valentin PEROUZE

    janvier 15, 2026 AT 21:55

    Tepezza est un piège. L’IGF-1R est impliqué dans le cancer du sein. Bloquer ce récepteur à long terme pourrait favoriser la croissance de tumeurs. C’est une bombe à retardement. Les essais n’ont duré que 24 semaines. Mais les effets à 10 ans ? Personne ne le sait. Et les patients ? On les utilise comme des cobayes. Les laboratoires savent. Ils ne disent rien. Et vous, vous les applaudissez.


    Et le tabac ? Bien sûr, c’est un facteur. Mais qui a étudié les perturbateurs endocriniens ? Les phtalates ? Les PCB ? Les pesticides dans les légumes ? Pourquoi personne ne parle de ça ? Parce que ce n’est pas rentable. Tepezza, c’est un business. Pas une science.


    Je suis dans le milieu depuis 20 ans. J’ai vu des patients guérir sans traitement. Juste en changeant d’alimentation. En réduisant le stress. En dormant mieux. Mais personne ne veut entendre ça. Parce que ça ne vend pas.

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    vincent PLUTA

    janvier 15, 2026 AT 21:59

    Je suis chirurgien ophtalmologiste spécialisé en TED. J’ai fait plus de 80 décompressions orbitaires. Et je peux vous dire une chose : Tepezza a changé ma pratique. Avant, je devais opérer des patients jeunes, en pleine inflammation, parce qu’ils perdaient la vue. Maintenant, je les traite avec Tepezza, j’attends que l’inflammation tombe, et je fais la chirurgie de correction - et les résultats sont 3 fois meilleurs. Moins de cicatrices, moins de complications, moins de récidives.


    La chirurgie endoscopique par le nez ? C’est une révolution. On ne fait plus d’incision sur le visage. On passe par les sinus. Le patient sort le lendemain. Et il ne voit plus double. C’est magique.


    Et le sélénium ? Oui, je le prescris. Mais pas comme traitement principal. Comme soutien. Pour les patients qui n’ont pas accès à Tepezza. Pour ceux qui sont en phase légère.


    La TED n’est pas une maladie rare. Elle est sous-diagnostiquée. Et elle détruit des vies. Mais on peut la stopper. Avec les bons outils. Avec les bons professionnels. Et surtout, avec du temps.


    Si vous lisez ça, et que vous avez des yeux qui sortent, des douleurs, une double vision - ne cherchez pas sur Google. Allez voir un ophtalmo spécialisé en TED. C’est votre seule chance.

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    Bram VAN DEURZEN

    janvier 16, 2026 AT 12:05

    Il est regrettable que cet article, aussi bien rédigé soit-il, repose sur une logique de réductionnisme biomédical. L’approche de Tepezza, bien qu’innovante, néglige les dimensions holistiques de la maladie : le lien psychosomatique entre l’hyperthyroïdie et la dysrégulation du système nerveux autonome, la perturbation du microbiote intestinal, et l’impact des facteurs socio-économiques sur l’expression clinique de la TED. Une véritable prise en charge devrait intégrer la médecine fonctionnelle, la phytothérapie et la thérapie cognitive comportementale, et non se limiter à un traitement pharmacologique coûteux et potentiellement immunosuppressif.


    De plus, l’absence de référence aux études japonaises sur l’usage des extraits de ginseng dans la modulation de l’activité des lymphocytes T régulateurs est une omission scandalieuse. Le savoir médical occidental est trop centré sur la pharmacologie et trop peu ouvert aux traditions médicales asiatiques.

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    Emily Elise

    janvier 17, 2026 AT 04:08

    Et vous, vous avez déjà vu quelqu’un perdre la vue parce qu’il a attendu pour « essayer le ginseng » ?

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